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mardi 19 juillet 2011

ET SI VOUS ARRETIEZ

D‘ETRE COMME VOUS ETES ?

Michel LE BRIGAND

Etes vous sûr de pouvoir vous faire confiance ? Pollution de vous-même, des autres, gaspillage d’énergie, expression forcée, gesticulation, défaut de place, abus de représentation, auto complaisance… En somme, est il réaliste pour une personne d’espérer concilier le respect de son environnement humain, l’éthique et la réalisation authentique d’elle-même ?

En tant qu’auditeurs libres de conversations creuses, d’interactions téléphoniques indécentes, nous sommes désormais nombreux à poser ces questions au quotidien dans les espaces sociaux les plus divers.

Au cœur d’une problématique plus que jamais d’actualité,

SI VOUS ARRETIEZ D’ETRE COMME VOUS ETES

dresse un état des lieux ou plutôt un portrait fort attendu de la montée des incivilités contre soi et dont les autres sont les premières victimes.

Volontaire pour une nouvelle hygiène relationnelle, vous trouverez dans ce texte de nombreux exemples tirés de la réalité et des conseils avisés pour ne plus être comme vous êtes. Etes vous prêt à vous mettre hors de vous ? Etes vous déterminé à changer de genre ?

1 Je m’applique sérieusement et avec liberté

à détruire toutes mes anciennes opinions.

2 J’active un tuteur ou une tutrice

contre la certitude et au bénéfice du doute.

3 Je parts, accompagné, à la chasse de mon ombre

tout en mesurant mon impact sur autrui.

4 Je m’entraîne à modifier mon empreinte

en épousant l’emprise.

5 Je suis capable de m’étalonner dans une nouvelle échelle de normes.

6 Grâce au Self Direct Learning, j’ai arrêté d’être comme j’étais,

car, je le constate, je ne commets plus de délits mineurs.

7 A mon tour, en bonne connaissance des droits et devoirs en société,

j’agis contre le mensonge et contre l’auto complaisance.

8 J’ai éliminé mes faux besoins, je suis comme il faut.

9 Je répète autant de fois que nécessaire OBWOL parce que One Best Of Living

Ce que j’ai à dire maintenant est confidentiel et ce message doit être clair pour vous. Je vais m’adresser à vous en parlant directement de ceux à qui je ne parle jamais en face et comme je sais que vous non plus, vous ne me parlez pas puisqu’on ne se connaît pas, je m’adresse à vous pour vous transmettre ce que j’ai vu, mes idées et peut être beaucoup plus, si nous sommes en confiance. Vous avez remarqué comme les gens s’ignorent ? Vous avez fait l’expérience d’écouter des gens qui vous ignoraient ostensiblement ? Vous avez souvent supporté des tentatives de prise de contrôle de la conversation par les acteurs d’en face ? Les exemples ne manquent pas. Et les conséquences sont néfastes pour vos émotions et votre dignité propre. Or personne ne fait rien, au nom du principe de tolérance. Tout est relatif, à chacun sa vérité, vous comprenez !? C’est pourquoi, je vous propose dès maintenant une coopération. Cette idée m’est venue pour que vous puissiez tout d’abord partager un cri. Un cri intérieur bien sûr. Vous allez participer à des observations, des remises en questions auxquelles je vous demande d’être associés. Cette entreprise va vous comprendre parmi les premiers membres d’une association invisible. Tous ceux qui ont vu, tous ceux qui ont croisé quelqu'un sont concernés par ce danger potentiel. Et je veux vous mettre en garde.

Il s’agit de processus complexes qui posent la question de qui est qui ? Mais on s’en aperçoit bien vite de qui est qui. Justement, c’est bien là le problème. Vous débarquez quelque part en vous faisant une idée qui ne correspond pas à la situation. Vous êtes importuné par celui, ceux et celles qu’on nommera autrui. Au nom d’une loi de démocratie, de partage, de tolérance, vous devez supportez l’infiniment supportable. Ça commence par les bavardages au cinéma, ça continue par le bruit de plastique du paquet de pop corn, la mastication nonchalante. Vous avez envie de tuer mais vous n’avez pas le permis. Il faut donc être un peu plus scientifique. La méthode est simple. D’abord les constats, ensuite les recommandations. Entre les deux, l’ingénierie. On se retrouve au deuxième chapitre pour mettre de l’ordre. Et surtout, ne vous méprenez pas : « Vous », ce n’est pas vous. C’est pourquoi « ils » seront montrés du doigt. Ne vous sentez pas visés. Sans compter qu’il est tout à fait possible qu’à certains moments vous entendiez des voix. Non, j’ai pas dit que vous étiez fous, je veux simplement vous avertir qu’il y a quelquefois du droit de réponse dans l’air, du bruit sur la bande passante. Je vais être on ne peut plus clair. Si le monde que je vais vous décrire est un grand open space où chacun s’ignore et où chacun s’observe, on arrive parfois à entendre des voix importunes sur la fréquence. Lisez avec prudence. De toutes façons, on ne peut pas faire autrement. Dès qu’on agit, on a forcément un peu d’antithèse qui empêche la substance de se fixer dans les meilleures conditions.

Un témoignage :

On a bien essayé de faire pareil, vous regarder fixement, pour le dire honnêtement, s’emparer de votre liberté et surtout vous confondre. Vous faire la leçon. Seulement, en voulant vous surprendre à notre tour, on a ressenti un drôle de trouble. Quelque chose allait dans un sens et à la fois dans la direction opposée. Et surtout, rien d’opposable. Impossible d’en démêler. En cours de route, quelque chose s’est écarté, puis a rompu. Un léger vertige, à la manière de ces rêves qu’on essaye de retrouver et qu’on perd à mesure qu’il transparaissent. Voilà le ressouvenir qui disparaît sans autre conclusion.

Mais ce ne sont là que des aléas d’ordre météorologique. Alors je vous demande de continuer à me suivre quand même. Ne vous laissez pas influencer par les paroles des observés. Ce ne sont que traces.

Commencez par vous demander pourquoi faudrait il supporter les autres, avec tout ce qu’il y a soudainement d’inhumain. Le choix du thème de « l’autre inhumain » s’explique d’emblée par l’irritation face à la persistance d’un humanisme pauvre, le constat est en effet asphyxiant : non seulement l’homme est partout, mais il semble être la seule perspective possible, après la mort des dieux et l’oubli de toute transcendance. Débrouillez vous avec ça. En somme, quelque chose qui squatte la parole même et qui lui échappe et non seulement qui lui échappe mais qui l’habite, qui lui échappe en l’habitant, qui est là sans y être. Un homme autonome, désirant librement, possédant une volonté surpuissante et par là-dessus, une promesse non tenue ou une dette non acquittée. Avouez que ça fait beaucoup !

1er essai : Vous êtes prêt ? Vous allez un peu entrer en moi, si ça ne vous dérange pas. Il va falloir vous énerver un peu. Buvez donc un café, mettez une ortie dans vos bottes, pensez aux gens irritants, donnez des coups de talons et mettez un casque pour entendre davantage. C’est ce qu’on appelle l’écoute amplifiée. Isolez vous et faites venir doucement. Cet effort de concentration va vous ouvrir de nouvelles voies. Très important. Si vous m’entendez, c’est parce que je ne parle pas de vous. Alors que ceux qui ne m’entendent pas je vous parle d’eux, comme ça on est tranquille. Je vais les intercepter entre l’intérieur et l’extérieur, Je vais me taire très fort. Je vais objectiver, jusqu’à obtenir d’eux un objet. Je vais ensuite vous instruire sur leur néant Je serai parfaitement en accord avec moi-même pour cette intervention. J’irai à l’aveuglette, sûr de moi de toutes façons. A tout moment, le détecteur à mensonge peut sonner, alors j’arracherai le masque comme le pansement vite retiré arrache les poils. On sait que le fait d’être gentil n’aide pas toujours les gens. Je vais me mettre dans leur peau au point d’en ouvrir les pores. Un geste salvateur. Ça vous dirait de les mettre à poil ? Pas en enlevant une épaisseur puis une autre, pas en jouant à cache cache avec le voile et le vent du voile, mais d’un regard sec. Ils auront les yeux bandés et ils s’entendront parler par-dessus leur bandeau. Les joies du Colin maillard. Ils verront défiler leur liberté conditionnée. Effet de décélération. Les mouvements aussi décomposés que la dernière action du match. Ils se sentiront coupables parce qu’ils seront dépossédés. Il y aura donc un vide à combler –la nature à horreur du vide, et attendez, un beau matin, je deviendrai leur maître. Et vous aussi. Parce qu’il faut un guide. Mais je saurai, nous sauront aussi déléguer l’entreprise à de proches collaborateurs assermentés. Des tuteurs. Il leur en faudra un, au nom du possible. Ils auront besoin de passer au détecteur, changer de code barre, pour obtenir une combinaison encore plus vraie, encore plus proche de qui ils sont véritablement.

C’est vrai que la vie est truffée d’exemples à ne pas suivre. Regardez les. Pensez à tous ceux que vous ne supportez pas. Eux qui d’un seul coup d’œil, peuvent être confondus. Il suffira d’une oreille acérée pour qu’ils soient ce qu’ils sont. Leurs intentions naïves, leurs projets d’augmentation, leurs tickets restaurant, leurs poignes, leurs mentons proéminents, et surtout le volume de leur voix, contribueront, dans une combinaison complexe de zéros et de 1, à formuler un diagnostic contre intuitif, implacable, suffisamment explicite pour les envoyer direct à la résolution de problème sans passer par la foire aux questions. Vous me direz, ils ne font pas forcément exprès, mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire. Il faut agir. Comment ? En étant clairvoyant et lucide sur les conflits d’usages. Appelons auto complaisance, cette capacité naïve de l’individu ou d’un groupe à s’étaler devant vous en provoquant l’intolérable. Le mal surgit du dehors, la maladie est à l’intérieur. L’auto complaisant joue la carte de l’éros quant il n’est que Tan Athos. Le désir malin de se mettre en valeur, c’est sur votre dos. Au pire, il vous oblige à vous taire quand vous parlerez. Sachez le

CHANGER D’EMPRISE POUR DIMINUER L’EMPREINTE

Vous voyez bien que non seulement ils ne savent pas où ils vont mais ils prennent toute la place. C’est une question d’environnement et d’ajustement. Non seulement ils ne sont pas en mesure de s’orienter sans aditif mais ils n’ont pas conscience du volume occupé. Ils sont une masse en trois dimensions dont les impacts peuvent être très très négatifs pour vous, pour moi et même pour eux même. Surtout coté output. Il est de leur devoir de revoir les règles du système, agir sur les flux et changer d’état d’esprit. C’est ce qu’on appelle Le Soul washing ou « l’arrosage au tuyau de la conscience ». Vous allez voir, ça va devenir IN en peu de temps. Donc ils vont aimer. Ils vont aimer faire marcher leur cerveau au maxi. Ils vont entrer dans la peau du personnage de la victime. Ils vont aimer être passionnel, humble et transparent. Ils vont aimer appliquer le principe de précaution en mesurant les impacts nocifs de leur impudeur. Ils vont aimer détruire l’ancien système et améliorer la pratique d’eux mêmes. Ils seront moins dépendants des autres pour se rehausser. Ils ne seront qu’un héros aux yeux d’eux même mais n’est ce pas déjà beaucoup ?

La trajectoire dans laquelle pour l’instant, ils louvoient maladroitement, peut encore être court circuitée. Ils vont devoir se passer de la voix numérique qui les guident partout où ils vont. Rien de tel qu’une petite révolution copernicienne. Mais on ne va pas les laisser seuls. Pour cela ils auront un tuteur ou une tutrice. Le tuteur travaillera à leur faire comprendre que le soleil ne tourne pas autour d’eux. Il leur apprendra à tourner autour du soleil ; C’est alors qu’ils pourront dire : Que ma joie demeure. Reprogrammés, ils parleront de leur voix. Ils auront décidé une fois pour toute de prendre les autres pour autre chose que des miroirs qui les arrangent. Ils n’appartiendront pas à tous les autres. Ils pourront se débrouiller, briser le miroir. Pour l’instant, ils sont tous les autres à eux tout seul. Ils sont lisibles, on lit une forteresse en papier mâché, pénétrable sans effraction.

Il est désormais urgent d’en finir avec ces manières ostentatoires qui font d’eux des caricatures. Disons le, une fois pour toutes, il n’est pas question de les empêcher de vivre ni de les couper de leur entourage, du moins dans un premier temps. Qu’en pensez vous ? L’être humain socialement responsable ne prospère t’il pas dans une spirale vertueuse où il reçoit autant qu’il donne ? Que diraient ils alors de donner plus et de reçevoir moins ? Que diraient ils de gagner en discrétion tandis que la planète se peuple de plus en plus ? Un stricte loi du bon sens. La question est posée. Comment faire cohabiter neuf millions d’égos sur terre ? Bien sûr, ils se sentent sûrement ignorant, à ce point. Alors, on peut leur donner le conseil d’attendre d’en savoir assez pour agir en toute lumière ? Non, parce que c’est se condamner à l’inaction ». Vous comprenez !? En savoir sur eux et leur environnement, c’est même pas une condition. Il faut qu’ils agissent. Car sinon, c’est le sentiment d’ignorance, d’aliénation. Et cela ils ne le supporteront pas. Vivre sous les néons comme une poule pondeuse, macérer dans l’ignorance et la passivité les gênerait au plus au point. Or ils peuvent échapper à la lumière artificielle qui éclaire sans rémission. Ils peuvent adopter dès maintenant un programme de tutorat, voir plus clair pour voir plus loin, expérimenter le tutoiement avec eux même. Un seul mot : Engagement. Se faire suivre et se faire précéder par un tuteur c’est agir pour ne plus être comme on n’est pas. Partons du principe que nous ne pouvons être autre chose que ce que nous sommes et que nous ne pouvons pas devenir ce que nous ne sommes pas. Vous me suivez !? Dans cette chaîne où ils peuvent accéder au poste de maillon fort, ils agiront seul ou accompagné. Alors, quand ils seront complexes, ils seront guéri de leur ancienne image.

AU NOM DU POSSIBLE

Il est temps de présenter les protagonistes. Les protagonistes d’une (ré)éducation tout au long de la vie. Retenez bien ces trois sigles. MF est maîtresse Femme, FI est frère instituant, PTP est père tout puissant. Des individus pris en FLAG, cela donne, des personnes. Des personnes qui activent des tuteurs sur injonction. Les tuteurs tutoient. Les tuteurs actionnent un programme. Les tuteurs interpellent au tréfonds de la personnalité. Ceci dit, l’idéal, c’est l’individu redressé par l’individu. A titre d’exemple, vous êtes fétichiste de votre auto surélevée, PTP père tout puissant bride votre moteur, tague la carrosserie. Vous êtes arrogante, égoïste malgré vos airs de globtrotter, PTP vous tient par la main et vous apprend à manger dans sa main à heure fixe et dire merci. Avec lui, vous êtes durablement en dette. Vous êtes conservateur, FI frère Instituant jette vos affaires pas la fenêtre. Vous marchez sur le trottoir, vous ne savez pas où vous allez et vous prenez toute la place, FI Frère Instituant vous remet au centre et corrige votre démarche.

Enfin, vous êtes un peu trop technophile, vous avez du mal avec les filles. MF Maîtresse Femme entre dans votre salle de bain et se réserve toute attitude pour tester vos émotions.

Et ce n’est qu’un début. Vous qui croyez aimer les autres, mais qui vous ne pouvez pas vous passer des autres. Vous irez marcher seul dans la forêt au seuil de vos limites.

Avant de montrer quelques exemples, il faut savoir que tout ne devient possible, qu’en connaissant le droit, en révisant le droit coutumier sur le bout des ongles. Demain, nous auront un autre texte de référence. C’est promis. Avant, nous auront initié par un acte ponctuel et néanmoins fondateur, une nouvelle personnalité plus juste. Les expériences vitales encadrées par un tuteur étant là pour donner la révélation de ce qui a intimement du sens, pour soi-même. On ne peut qu’insister sur l’importance pour l’individu de toujours connaître le droit et ses obligations. Il faut savoir définitivement que son droit d’expression n’est pas illimité, que l’auto complaisance est un délit, que l’abus de statut et le défaut de place sont des pathologies comportementales répréhensibles. Pour l’instant, la société les tolère, mais un jour, qui peut dire que le corps social pourra absorber ce phénomène ? Poursuivons. Ce n’est pas tout.

L’étrangeté, l’étrangeté venue de l’intérieur est beaucoup plus menaçante que la maladresse de l’étranger. Vous voyez le genre ? Laissons dormir l’étranger, le marginal, le schizophrène assassin, oublions le banquier et le trader ; L’individu délictueux, lui, est diffus, omniprésent, avec ses tentatives maladroites d’affirmation. L’individu est délictueux, avec une certitude qui sonne faux et des prétentions aussi naïves qu’égoïstes. Il est paranormal dans sa faculté à glisser à notre insu dans notre environnement. Il rejette une pollution émotionnelle. Il profite d’un monde partagé pour mieux vous en exclure. Mais ne nous décourageons pas. Des possibilités nouvelles s’offrent aux contrevenants en les propulsant dans de nouvelles dynamiques. Des petits pas pour avancer. Se dénuder, monter quelques marches, puis descendre en glissant, sans déborder, en gardant son tour. Se jeter à l’eau tout en étant jeté à l’eau. Des possibilités nouvelles s’offrent pour lutter contre la corruption de l’espace public. Pas question d’instaurer des rituels collectifs. Nous ne sommes pas au Moyen âge. Les coupables apprendront à s’insérer en leur nom propre grâce à de nouveaux modèles. Ils suivront leur tuteur et iront au bout de leur accompagnement.

Ils comprendront que leur tuteur est là pour eux au service d’un mieux vivre en société. Quant à la recherche d’un ailleurs, celui où la société retrouvée n’existerait qu’à une dizaine d’heures d’avion, cette époque est révolue. Il va falloir se résoudre à ne pas donner l’illusion qu’on s’intéresse aux autres en partant au bout du monde. C’est ici que les choses se passent et il va falloir l’assumer. Faire l’épreuve de l’expérience, se plier au test de loyauté, exprimer la vérité par la douleur

, voici quelques pistes pour balayer devant sa porte pour progresser soi même et faire renaître le lien social.

DEVENEZ L’ANGE QUI PASSE

Premièrement, laissez tomber vos précédentes validités. Deuxièmement, recommencez à zéro en prenant une nouvelle attitude. Troisièmement, écoutez ce qu’on a à vous dire. Vous vous rendez compte que vous aviez tort. Il va falloir faire avec. Oui, vous savez que votre pratique véritable n’était que le pire reflet de vous-même. Il est grand temps de changer de voie. Or personne n’a jamais dit que ce serait simple. Quatrièmement, prenez l’air qui convient. Vous avez vécu avec un manque intolérable de clarté qui vous amène là où vous êtes aujourd’hui et vous voulez retrouver une vue sur les différents principes essentiels. Changement de codes sources, nouvelle ergonomie, recalibrage des données, mais vous n’êtes pas seul pour effectuer toutes ces opérations. Votre tuteur est là pour, vous décontaminer, tandis qu’il revient pour vous activer. C’est à ce prix que vous obtiendrez de vous-même de nouveaux comportements. Votre tuteur traque vos pensées. Il répond de vous. Mais un conseil, ne lui répondez pas. Répétons le : C’est à ce prix que vous obtiendrez de vous-même de nouveaux comportements. Votre tuteur ouvre votre âme ; Vous marchez ! L’épreuve garantit la vérité, la vérité du mental soumis à la pierre de touche. Que se passe t’il ? Vous voilà pour un temps, serviteur sans personne à servir. Cela vous étonne ? Et pourquoi pas ? Vous vous souvenez du temps où vous appeliez le serveur par un simple claquement de doigt en pathétique maître du monde. Vous aurez un long moment pour réfléchir, debout, sans fléchir en repoussant sans cesse l’obsession de vous allonger à même le sol. Vous n’êtes pas là pour vous vautrer. La vie n’est pas un sauna. Vous apprendrez tout simplement à vous servir de vous-même pour vous relever. Vous ne monterez plus sur les autres par peur de redescendre, vous ne monterez plus sur vos grands chevaux, vous vous conduirez en cavalier ayant mis pied à terre, dans une dignité verticale. Vous écouterez votre musique à l’intérieur. Vous ne serez plus anecdotique.

A cette heure, voilà que vous voulez faire plaisir à votre tuteur. Vous vous croyez dépouillé des oripeaux de l’égo. C’est raté. Vous vous êtes transformé en esclave. C’est malin. Vous n’avez rien compris. Il est encore temps d’aller vous faire voir. Votre tuteur quitte les lieux précipitamment ou il vous congédie. Maintenant, débrouillez vous, retournez dans la salle de réception avec votre plateau et attendez les invités. Un temps mort et c’est le moment de vous demander si vous êtes digne de cette cérémonie, que vous en fussiez le serviteur ou non. Peut être que vous comptiez sur eux pour vous reconnaître, or il n’en est visiblement pas question. Pourquoi ? A vous de vous lancer une invitation à l’éclaircissement.

Comment le silence résonne t’il maintenant ? Avez-vous rompu, avez-vous brisé les liens avec le spectre qui vous servait d’idéal ? Vous semblez peu à peu comprendre, à mesure que le silence perdure, que vous ne serez jamais votre double. Nonobstant, vous refusez toujours de perdre la face. Etes vous sûr d’être bien détaché de vous-même ? Pourquoi cette ténacité ? Votre regard cherche où se poser. Vous voulez échapper à l’embarras, la pièce qui se joue est vide et vous êtes prêt à traverser les murs. Mais revenons aux temps morts. Etes vous si fragile que vous ne puissiez imaginer subsister à un temps mort ? Etes vous si peureux pour penser qu’on puisse vous accuser de manquer d’air ? Vous êtes en observation. Nous demandons qu’à voir. C’est le test de votre vie. Prêt pour l’autonomie dans la deuxième partie de votre vie ou indéfiniment dépendant ? Dépendant de la compagnie des autres. Attaché à montrer qui vous êtes !

L’offre de réponse sera ajustée, signée, contractée, là où pour leur bien il faudra accepter d’avoir un peu mal. A moins qu’ils ne sachent se dévêtir, abonder, rebondir… Ce qui pose la question de la cadence. A quel pas sont ils ? Prêts à marcher ? Aptes à la transe ? Seront ils capables de faire le tour de la circonférence en confondant le point d’arrivée au point de départ ? Il leur faut renouveler périodiquement l’engagement à rompre. « Break up ! Brisez haut ! » Cela les changera de leur petites bassesses, leur routines mal placées. Maintenant, convenez en, la régression est terminée.

Ils ne doivent pas se contenter de suivre leur chien si ils veulent retrouver une bonne image d’eux même. Ils sont trop demandeur d’affection. Ce n’est plus à eux de quémander de l’amour. Que les choses soient dites : Ni avec leur chien ni avec leur tuteur. Qu’ils arrêtent tout de suite de se mettre à genoux. Qu’ils cessent une bonne fois pour tout d’humaniser leur bête de compagnie. Elle ne leur a rien demandé. Qu’ils laissent leur animal de compagnie se détacher, alors l’animal retrouvera sa place et eux la leur. Ils mangeront les restes et le sujet aura trouvé la force de jeter la nourriture en s’assumant lui aussi dans la chaîne alimentaire. Sinon, ils continueront leurs achats d’impulsion en guise d’amour auto administré, les nécessités sans cesse ré évaluées, toujours à la hausse. Une inflation qui tôt ou tard les détruiraient. On va les rendre libre autrement. Ils vont accepter. De la prise de conscience éclair à l’action, en passant par l’engagement. Nous allons vous faire changer de genre.

Devenir tuteur à votre tour ?

Est-ce que vous connaissez trop bien les réalités du jeu ? En tous cas, vous voilà précipité dans une situation critique. Après avoir été Un et Un Bis, vous voilà sur le parcourt du Deux En Un. Allez vous tenir le coup en DEU ? Votre tuteur va arriver d’un moment à l’autre. Que diriez vous d’un bon courant d’air frais ? Commencez par ouvrir grand la fenêtre. Vous savez ce qui vous attend ? Il va jouer avec vous en partant de toutes les petites inclinations qui plient votre âme en tous sens. Il va en être le ressort, le temps qu’il faudra. Vous ne serez pas seul. Il vous mettra une nouvelle musique entre les oreilles pour toutes celles que vous avez imposé aux autres. Ne vous étonnez pas si il vous est demandé de dresser des inventaires. A commencer par l’inventaire des espèces de plantes spontanées, les plantes qui sont là dans votre environnement. De quoi serez vous capable ensuite ? De ne plus vouloir plaire à vous-même au travers de ce que les autres possèdent. De ne plus les croire, eux et leur avoir ou leur avoir fait. Il est temps de vous dé carboniser. De passer de la surprotection au catastrophisme, et surtout d’être capable de reconnaître que vous déplaisez pas votre seule présence. Alors vous prendrez le diktaphone, couplé à un mégaphone et vous serez enfin ce que vous êtes. Vous irez sur le terrain de la colère, à la rencontre des autres. Vous serez vecteur du changement UUB DEU. Vous aurez la hargne du syndicaliste à vous tout seul. Vous parviendrez à créer la terreur chez tous ceux qui s’ignorent. Vous partirez à la chasse de tous les impuissants du dialogue intérieur. Vous corrigerez leurs faiblesses. Ils pourront à leur tour s’affirmer dans l’écho de leur nature. Ils seront de perpétuels détecteurs du vrai. Quant à vous, l’orientation prise sera couronnée du succès justifié parce que vous aurez gagné l’authenticité absolue. Vous serez véritablement certifié tuteur majeur. Vous serez reconnu à votre juste valeur jusqu’au jour où vous serez vous-même AAA Aidant aux Aidants.. Vous n’aurez plus d’horaires, vous serez identifié, partout où vous irez, vous corrigerez les imperfections du jeu social, toilettant le lien social. Votre technique sociale et vos habiletés seront sans faille Vous serez un comme U. Retenez juste une chose. Il y aura un prix. D’un coté perdre, de l’autre garder. Epargner à vie, vous retirer définitivement. L’énergie que vous mettrez à corriger les autres n’ira pas là où vous savez. Le sexe, pour vous, c’est fini.

En attendant, il faut se mettre au travail. Il va falloir s’adresser à des gens pour en faire des personnes. Il s’agit de les rendre à eux-mêmes. Des acteurs pas des spectateurs.

Vous agirez par surprise, vous suivrez d’abord le film des évènements, pas à pas, puis, comme par hasard, c’est la crise. Les gens que vous adoptez sont désarmés. Vous pouvez commencer.

Le cas du défaut de conscience : Pris en défaut de place.

L’égalité de tous, ça vous dit quelque chose ? L’élan de l’émancipation repose sur le principe d’égalité. Ne l’oublions pas. A commencer par la vie de couple. Il était beau parleur, il monopolisait la parole, il apportait de longues explications sur l’environnement, il prenait sa femme pour une élève. Il parlait très fort pour improviser des exposés interminables.

Alors, on a envie de tutoyer l’érudition, celle qui hait l’ignorance : Arrette de montrer du doigt l’horizon, de chercher des explications à tous ce que tu vois, de te montrer curieux. Tu es endigué. Tu n’as pas d’autorité sur les choses. Les objets se moquent de ton avis. Tu ne peux pas comprendre parce que tu ne les vois pas. Tu n’écoutes pas le vent qui pourtant disperse bien vite tes mots. Tu ignores le chant récurrent de l’eau qui lèche le sable et nous donne une limite Tu peux marcher jusqu’à l’horizon, la mer te balaiera. Et ta femme, aie pitié. Elle s’use à t’écouter. Cette baie est déjà hors des limites de ton échelle, alors je ne te parle pas du monde.

Il s’était surpassé pour se figer dans une forme d’excellence dont il était le seul propriétaire. Pris en défaut de conscience. Il entre dans un état d’exception. Il va être précédé de MF Maitresse femme FI Frère Instituant ou PTP Père Tout puissant. C’est la phase d’engagement. A sa guise après tout. Du moment qu’il est apte à faire le subalterne de lui même. Rappelons qu’il a prétendu être curieux en ayant recours au guide des routes de France. Lui qui aimait claquer la portière de son automobile et faire quelques pas pour digérer comme si il allait digérer la terre entière. Lui qui, de surcroît, trouvait le moyen de se lancer dans des commentaires érudits, détaillés sur le panorama, avec une voix, avec une voix tonitruante ! Un scandale à lui tout seul. Un affront au silence. D’où cette résolution à appliquer : Qu’il ne fasse plus demain de dissertation systémique, en faisant un tour d’horizon. Qu’il ne ridiculise plus le lieu et le moment avec sa naïveté savante. Demain, il aura une voix juste, adaptée à l’environnement. Et merci pour sa compagne. Nous allons maintenant préciser le scénario de restructuration. C’est la phase d’action. Pour avoir ignoré que le XXI ème siècle sera féminin, il va commencer par se taire. Ça vous va ? Un temps fort pour modifier son état de conscience. Puis on lui mettra du ruban adhésif sur la bouche pour l’habituer à écouter. De plus, on lui propose un emploi au service des jardins –Assez de discours, de l’action et il aura très vite la main verte. Engagement. Il aura un sécateur pour tenir le coup. Les oiseaux lui tiendront compagnie. C’est ce qu’on appelle un emploi aidé. Il s’élèvera en silence, taillant les haies, piétinant les graviers. Il gardera sa liberté de penser, la voix juste un peu altérée. Il coupera les branches, les feuilles des branches, il sera fier de s’être mis au vert et d’avoir enfilé un bleu. Il aura le temps de comprendre le réel en regardant le bleu du ciel, sans se hisser sur un escabeau. Il dira à son tuteur ou sa tutrice la chance que c’est de vivre au plein air. Il aura des horaires et il continuera à payer des cotisations. Il apprendra à se mettre à genoux, sans se faire mal. Puis il sera l’heure de rentrer, de passer l’aspirateur. Il écoutera sa partenaire, en reformulant de façon non violente. Il deviendra une bête d’empathie. Il se taira tout en parlant. Il sera devenu prédateur de poussières. Ses idées seront devenues celles de sa compagne. Les mots sortiront de sa bouche à elle. Ses suggestions lui reviendront comme par enchantement dans un ordre nouveau. Elle s’approchera et se collera à lui, devinant sa nudité sous son tablier. Il sera toujours temps pour lui d’aller vider son sac dans le débarras. Il en saura maintenant plus sur lui.

Le cas de l’abus de sécurité nuisible à l’ humilité

Parce qu’ils écoutent les radios, les télévisions généralistes, parce qu’ils sont surinformés ils ont des sensations fortes. Et que se passe t’il ? Ils pensent qu’un jour, ils pourraient avoir peur de basculer hors des écrans qui les protègent. Et si c’était moi ? Oui, la peur peut prendre en temps réel avec des évènements tragiques survenus comme ça parce que ça n’arrive qu’aux autres jusqu’au moment où ça arrive à soi. Le constater tous les jours chez les autres finit par donner le sentiment que le fait divers est bientôt pour soi. Ce stress les tient en laisse quand ils glissent leur regard dans les plis des dépliants d’assurance.

Elle qui avait opté pour des lunettes à montures de couleur, conseillée par un opticien du centre ville. Il lui avait clairement expliqué comment réveiller son visage. Son gendre conditionnel avait su conditionner sa décision en lui montrant des montures rouges. Et surtout, et c’est là où elle avait fondu, c’est quand le prestigieux visagiste avait ajouté : ça met du peps dans votre visage. C’était un paquet cadeau qui effaçait ses rides. Le mot peps avait résonné, parfaitement. Où en était-elle de son cycle de vie ? Elle qui semblait macérer dans la répétition. Le confort avait engendré l’usure. L’usure était entrain de marquer son visage. Elle avait pourtant saisi tout récemment deux opportunités pour bien vivre. Premièrement, elle pratiquait un nouveau sport « le longe cote » avec d’autres vieilles femmes. Deuxièmement, elle aimait aussi « la marche du Nord » avec des bâtons de ski sur la plaine. Elle mettait du temps à se décider. Et il était un peu facile d’invoquer le temps comme simple déterminant. Et tout ce qu’elle trouvait à faire était de collectionner les échantillons de produits de beauté et de…changer de lunettes. Elle retournait à la glace, se re narcissiser devant les autres clients qui attendaient et moins elle se décidait plus les autres clients s’immobilisaient. Alors que ses traits se crispaient d’années en années, et qu’il lui restait peut être la moitié de sa vie à exécuter, il y avait de l’ennui en perspective.

Imaginez que cette fois, sa Toyota a été rappelée au SAV. Un problème mondial, un défaut de freinage. Alors, elle a été livrée à elle même dans la ville. Elle a échappé à l’accident. Et pourtant elle a vu cette déconvenue comme un échec. Elle s’est retrouvée à pied, mélangée aux autres. Alors, elle voit l’accident, le train qui déraille, le chômage à son âge, l’ouragan en dormant.

C’est en appuyant sur le bouton rouge pour ouvrir les portes du tramway qu’elle se trahit complètement. On voit qu’elle n’est pas habituée, complètement flippée toute seule à sept heures du soir dans une grande ville. Elle appuie sur le bouton pour être délivrée. De quoi, je vous le demande. Tuteur ! Qu’est ce que vous lui dites ?

« La nuit est tombée depuis peu. Peut être depuis plus longtemps. Qu’importe, à cette heure, vous tournez le dos à la ville, vous ne pouvez que faire face au tramway qui menace de ne pas vous prendre. Vous n’êtes pas si loin de chez vous mais loin de vous-même. Le transport en commun vous déconsidère, à l’âge que vous avez. Habituée à être seule dans votre automobile, molle ou irritée, alors que votre moteur et lui seul, vous répond. Vous en tirez satisfaction. Mais que faites vous de votre vie ? A part lutter contre les acariens ? Quels sont vos espaces de liberté ? Vous aimez bien écouter la radio, vous n’aimez pas lire, vous aimez feuilleter les pages qui vous flattent. Vous aimez être magnifiée en produit de beauté. Mais à force de baisser les yeux, vous réduisez chaque jour un centimètre de champ de vision et vous allez finir en paquet cadeau. Heureusement votre opticien vous suit depuis des années.

Il vous met des verres plus forts, alors vous penchez la tête en arrière et vous avez l’air d’avoir un complexe de supériorité. Vous savez relever la tête au service client, en vous prenant pour une vraie citoyenne. Là, vous êtes quelqu'un. Vous n’allez pas vous laisser faire ! Vous vous sentez exister. Votre vrai moi est entièrement en vous, jusqu’à la prochaine fois. Profitez en ».

Alors venons en à l’organisation : D’abord, on fait équipe. On se déguise en contrôleur et on la saisit par le bras.

« Nous sommes là pour gérer cette urgence. C’est bon, des gens comme vous ont besoin d’un bon PPA, programme de prévention actif. Vous allez aimer vous faire des frayeurs, vous aller apprécier le sentiment d’avoir plus de peur que de mal. Quand vous saurez l’épreuve qui vous attend, tout d’abord, ne dites pas « je vais me retrouver à la rue », même si le programme est intégralement street life. Dites plutôt que vous entamez une période naturellement bouleversante dans laquelle vous aller suivre un parcours assez aléatoire, traverser des lieux, trouver un ou des hébergement, faire face aux intempéries, connaître de nouveaux publics, (des travaux publics aussi), surmonter de nouvelles épreuves qui ne seront autres qu’un entraînement actif contre la désillusion.

Cela s’appelle cultiver l’espoir. La leçon à tirer de cette expérience est déjà la suivante. Même sans espoir, la lutte est encore un espoir. Après cela, il sera toujours temps de retrouver sa Toyota et ses bonbons Ricolas à suçoter au feu rouge en écoutant « rire et chansons ». Dans cette société incertaine, ces rues à l’infini, la nuit et le jour, c’est vrai, vous pourriez être malmenée par un groupe d’inconnus, vous êtes donc face aux aléas, en séjour de rupture.

Vous marchez tout le temps, n’importe où. Les destinations sont des prétextes. Vous effectuez tous vos trajets à pied, dans une tenue légèrement négligée, pour la plus grande discrétion. Vous évitez d’attirer l’attention pour de ne pas être malmenée par un groupe d’inconnus. Vous êtes calme. Il le faut.

En cas de problème, votre tuteur agit selon ses possibilités. Il vient à la rescousse, vous relever, parce que vous avez trébuché, vous laissant une chance devant l’existence. Redressée par votre tuteur, vous pourrez suivre votre chemin avec votre ballotin. Il vous aura trouvé un endroit pour dormir sous l’escalier d’un immeuble et tout ce sera bien passé. Après une nuit passée à la dure, vous aurez repris confiance en vous, malgré les courbatures. Au petit matin, vous irez jusque dans un café mal famé et là, il ne faudra pas vous chercher. Vous verrez un changement immédiat pointer en vous. Vous serez de bonne foi, avec calme et sang froid. Au mieux, vous aurez le sentiment d’avoir déjà des copains de comptoir, mais il faudra aussi rentrez chez vous, le moi dans sa propre maison. C’est la fonction d’un PPA, le programme de prévention actif : Vivre chez soi comme on est, préparé aux aléas. Un jour, si vous avez peur, ce sera pour quelque chose qui en vaut vraiment la peine. Vous serez parfaitement entraîné. Et si après avoir suivi un module de perfectionnement en hôpital au service des urgences, vous n’avez plus ces larmes de crocodile, vous connaîtrez la misère du monde sans ouvrir un livre. Vous ne remercierez pas assez votre tuteur ou votre tutrice . »

Oui, je crois qu’il serait intéressant de proposer un module 2. Les gens sont capables de relire leur police d’assurance sans avoir de frissons devant ce qui pourrait les concerner mais ils continuent à regarder le journal télévisé en mangeant du chocolat sous une couette. Ils vivent à vingt degré toute l’année et ils prononcent les mots « clim » et « GPS » avec excitation. Ils ne sont pas encore assez entrés en eux-mêmes.

Bientôt en catalogue :

Le module de perfectionnement consiste à professionnaliser les attitudes de consistance face aux aléas médico sociaux. L’agent social doit être en capacité d’assister à des scènes douloureuses sur le plan médical et psychique. La présence d’un FI Frère Instituant est nécessaire pour éviter les conduite de rejet et les fugues pendant la durée du stage.

De l’auto complaisance. Ils rient en croyant faire rire, ils montrent qu’ils en ont avec des masques.

L’auto complaisance est un gros morceau. C’est l’art de rire avant que les autres aient ri, pour les faire rire. Cette aspiration est pathétique. Le sujet se dédouble, il devient à la fois sujet et objet, l’un et l’autre se nouent dans un baiser immonde. Ajoutez le plaisir comme conséquence éprouvé et amplifié. L’auto complaisant vous fait des signaux pour vous dire qu’il prend son pied et vous envoie des signes pour vous dire que vous y êtes pour quelque chose.

Nous avons le devoir de modifier les comportements d’autopromotion. Nous devons nous adresser à tous les gens qui trimbalent leur personnage en étant aussi éclairagiste. L’ostensible, l’indécent, le bling bling, l’avoir et le paraître sont aux magasins réunis.

Ceux que nous voulons désarmer dans un premier temps sont loin d’être démunis. Les ennemis du savoir vivre ont suivi dans la plus grande paresse, le programme qui les a rendus dépendants. Nous voulons traquer leur insouciance et leur protubérance, nous voulons les capturer pour les laisser ensuite repartir en ordre de marche dans un monde frugal. Regardez : Jusqu’ici, ils quittent la terre pour la mer avec le même réflexe d’aller vite, et de ne pas perdre leur temps libre. Ils empruntent l’autoroute de la mer. Ils conduisent sans discontinuer leur voiture, leur bateau. Ils passent du siège du conducteur au siège du pilote. Ils se croient propriétaires d’une autoroute sans limites. Ils cherchent l’évidence avec assurance, le pied au plancher ou la main sur la poignée. Ils sont incorporés à leur engin.

Ils font corps, ils repartent en mode ludique, accomplissant des ronds dans l’eau, l’intention fade, sans objectif. Gémissements, rebonds entre deux eaux, aboiements aquatiques, surf aquatoniques, Ils ont la trique, et ils se dépensent par l’intermédiaire de la machine. L’envie permanente de pénétrer la béance de l’océan. Et il faut que ça se sache. Ils ébruitent à dix kilomètres. Des milliers de personnes les entendent. Ils s’éclatent ostensiblement. Ils ont les oreilles et le dos cassés, ils sont sourds du moment qu’ils ignorent les autres et que les autres sont spectateurs de leur toute puissance. Ils demandent à faire le plein pour ne pas se sentir vide. Tuteur, c’est à vous :

« Et maintenant, vous voilà privé de votre engin. Que ressentez vous ? Il est évident que vous allez vivre un désamorçage. Vous êtes éteint, privé de votre moteur à essence, l’existence vous pèse. Vous cherchez à vous occuper, vous ne savez que faire de vos mains, nous en avons assez de vous supporter à tripoter n’importe quoi. Quand reconnaîtrez vous les bonnes pratiques ? Les bonnes pratiques par défaut. On vous a connu joyeux, bruyant et polluant, vous êtes taciturne et zéro carbone. Et là, vous tournez en rond, en demandant des informations, des conseils et des astuces parce que vous pensez actualiser votre situation comme si de rien n’était. Mais vous oubliez que vous êtes en dette. On attend de l’émotion, du cœur, des larmes quand vous nous parlez volume et quantité. Nous ne sommes pas sur le même ordre de grandeur. On aimerait une justification un peu plus grandiose de vos actes, une tentative d’universalisation et il faut attendre un mot tous les silences.

Vous vous excusez de ne pas être un décroissant pour fayoter, vous décrivez tous les objets que vous avez accumulé pour susciter des convoitises. Or, nous aimerions tant vous voir rejoindre l’exception dans un monde d’hommes calculables. Soyez assez fort pour vous installer dans le réel en maniant l’éthique sur le bout des doigts ; Vous n’êtes qu’un opportuniste au volant de votre suprématie. Alors, ici, plus de pèse, un peu d’ascèse. Ça vous fait tout drôle, mais vous allez bien vite générer de nouvelles compétences. Et si vous pouviez essayer de marcher sur une corde raide, par exemple ? histoire de repousser les ombres, histoire de devenir le type incomplet, qui n’a pas tout et qui n’a pas envie de plus que ce qu’il a et qui n’est pas envieux de son prochain. Vous savez que dans un monde où Dieu existe si peu, qui peut faire de vous un dépossédé en demande de conseil ?

Qui aura l’autorité pour vous corriger ? Nous nous obstineront à faire de vous un dépossédé et nous emploieront les moyens qu’il faut, tant que vous nierez votre dépossession, tant que vous avancerez sur le mode indigène et trop habituel. Nous vous maintiendrons dans la prison pédagogique pour que vous reconnaissiez un jour les vertus du plein air. Vous comprendrez que vous ne devez pas prendre les autres en otage, à l’air libre, sinon, c’est du vice. Alors faites le résistant comme bon vous semble. Nous attendons l’armistice.

Vous allez donc suivre une succession d’épreuves pour retrouver une dignité de bon sens, une place que vous gagnerez sans avoir besoin de plonger à l’autre bout du monde. Vous n’avez pas besoin de respirer sous l’eau avec ceinture de plomb pour avoir du poids aux yeux des autres. Vous n’êtes pas non plus un poisson. Les dauphins, eux, n’ont pas besoin d’incessantes journées porte ouverte. L’océan n’est pas un océarium. Votre présence perturbe le peuple des dauphins. Apprenez à ne pas perturber inutilement l’écosystème et revenez à votre nature. Vous n’êtes que le dauphin de votre forteresse. Un héritier prêt à remonter à la surface. Vous avez un héritage, ouvrez les yeux. Et cessez de vouloir émerger en exhibant vos actions, en prenant plus faible pour otage. Frère Instituant vous fera changer de tenue. Vous devrez changer de logiciel, revoir entièrement vos pratiques, vous habiller en costume le dimanche matin et lire le journal des courses au PMU. Votre profil de sportif sera vendu à l’occasion. Votre profil sera vendu au plus offrant. Votre portrait, vos vieilles chaussures, votre masque et votre tuba seront diffusés sur Internet. Tout s’achète sur Internet ».

Programme : Diversification des activités de loisirs. Engagement humanitaire à privilégier.

Déplacement du centre d’intérêt, activation de la passivité par la télévision en journée.

Action : Achat d’un bocal et entretien de l’aquarium.

Le cas de l’addiction technique

Dans le même esprit, ils ont été sélectionné pour leur déficit affectif notoire, leur addiction pour le tactile et le digital sur objet inerte, eux qui passent beaucoup de temps à montrer qu’ils sont capables en tapant à toute vitesse sur leur clavier, en répondant brièvement à leurs interlocuteurs. Avec leur mobile portable aux fonctions convergentes, ils font tout à la fois, le plus possible, en économisant un facteur : L’émotion. A vue d’œil, ils sont les plus réactifs, les plus proactifs. Mais ils ne sont pas encore pro créatif. Ils s’accrochent trop au temps réel et à l’ubiquité en temps réel. Leur obsession technique ignore les autres si ce n’est eux même.

Arrêtez d’ignorer l’être humain qui vous entoure, l’être humain qui vous sépare. Il n’y a rien qui vous prolonge. Vous ne pouvez vous enfermer durablement dans des moyens. Venez en aux fins. Seulement vous êtes un petit maître discret, efficace sans abus de place. Vous n’aimez pas être dépassé d’une tête. Alors Maîtresse femme va vous rejoindre. Elle va venir vous trouver à un moment de grande surprise. Il faudra être prêt. Quand elle s’approche, elle vous embrasse, sans vous laisser respirer. Elle vous atteint, avec ses mains, ses doigts, sa bouche. Vous ne pouvez lui échapper. Ses massages sont fermes. Elle appuie dans des zones où l’émotion s’est accumulée. Votre sternum est chaviré. Vous pleurez sans vous contrôlez. Vous finissez par parler de votre vécu, la situation exige des sentiments, tellement la musique est relaxante. Des haikus de piano ont raison de vous. Les silences accentuent votre état. Il vous faut quelque chose à sucer, vite. Vous prenez goût à la tétine en plastique. Aucun souci, Maîtresse femme est formée au nursing. Vous êtes automatiquement crémé. Et quand vous êtes prêt pour entrer dans l’âge adulte, MF Maitresse Femme vous chevauche, tandis que vous restez docile sur le dos, supportant son poids à une place méconnue pour vous.

Votre solitude actuelle n’est pas tenable. Il faut vous entourer de Maitresse Femme. A elle on ne lui en fait pas. Vous vous montrerez plein, vous serez indépassable, vous vous exprimerez et vous ne ferez qu’un. Quand à elle, elle vous fera connaître votre corps aux yeux d’autrui. Vous soutiendrez son regard.

Vous vous conduirez comme un grand garçon, en essayant de ne pas rougir ni baisser les yeux au moment où tout doit basculer. Vous saurez reconnaître que vous êtes objet. C’est ainsi qu’un jour vous connaîtrez l’amour exclusif, celui qui épuise le sportif, désocialise en douceur, enlaidit de jour en jour. La condition ? Jouir avec pertes et fracas. La perte, ce sera juste l’amitié de vos voisins parce que vous ne serez plus des leurs. A peine, aurez vous franchi le mur du son que vous ferez des envieux ne se déplaçant qu’à petits pas. Vous serez bien seul et affranchi, baignant dans une masse impalpable, vous appartiendrez à la société des gens qui s’accomplissent, vous serez quelqu'un même si il faudra vous taire, ne pas vous en vanter en public. Vous aurez confirmé ainsi une vocation inattendue. De la manipulation d’objets en mode tactile, vous goûterez à la frénésie des corps., Toucher encore, toucher toujours. Vous aurez vaincu votre addiction aux manettes en prenant les choses en main . »

Programme : Sorties tardives accompagnées. Vices et visites aléatoires d’une MF sur une période de Six mois. Puis régime matinal avec Frère Instituant. Contemplation en acte pour gagner des points en romantisme.

Le cas de l’attaché : Vous croyez les autres attachés à vous, mais vous êtes collé aux autres

« Parce que la générosité vous perdra, parce qu’entouré pour ne pas être seul, est une fausse solution, nous allons vous faire aimer la solitude, celle qui vous réconcilie. Vous aurez ri souvent pour éviter les silences, vous aurez été dans l’agitation. Votre manière de faire de l’ambiance aura généré de la tristesse autour de vous. Vous aurez fait du bruit, du vacarme laissant sur votre passage des gens encore plus seuls.

Dans cette maison de vacances, vous brillez un peu trop par votre présence. C’est une maison de famille, ça vous grise de le répéter. Dans les repas de famille, vous savez, au fond, que vous pourriez claquer la porte. Vous survivez pourtant à la cadence des départs de uns et des arrivées des autres. Comment tenir ensemble le plus possible en reproduisant immuablement ce qu’est une bonne ambiance. Accueillir correspondants et nouveaux arrivants, vous comblera en hôte de ces lieux. Faut il ajouter que la solitude vous fait redescendre d’un étage et que vous n’avez nullement envie de vous trouver à la cave. L’être humain est perfectible. Pourquoi ne pas l’améliorer ? On peut faire une bonne dose d’exercices et d’hygiène. Que diriez vous d’essayer le test de l’AAI, Adult Attachment Instrument : Un test qui mesure l’attachement. Vous pouvez toujours prétendre que vous aimez les autres, vous êtes d’abord dans le besoin. Que diriez vous d’un programme d’introspection ? Il faudra commencer par se priver des additifs exhilarants et apprendre la marche, seul. Vous avez les moyens de vous réparer, en autonomie, ou presque.

La marche peut être pratiquée n'importe où et avec un minimum d'équipement. Avec une paire de souliers de marche (espadrilles), ou pieds nus, vous pouvez marcher dans presque toutes les conditions et circonstances. Mettons, vous partez dans la forêt, sans carte, de jour, puis de nuit, vous développez une personnalité enchantée au clair de la Lune, vous pratiquez l’infusion, la décoction jusqu’à l’hallucination. Vous vous baignez tout habillé dans le lac de la Fée, habité par le chant de proie.

Quand vous débarquez de l’aube, nus pieds, trempé, vous avez trouvé votre voie parmi les ronces et les fougères. Vous avez commencé à fabriquer du mythe avec votre histoire. L’itinérance n’est elle pas une pratique ancestrale ? Une histoire que vous pouvez poursuivre humblement avec votre robe de bure, une histoire que vous saurez transmettre une fois revenu au monde.

Vous pouvez vous éduquer vous-même. Vous pouvez définir une norme d’intelligibilité, fruit de votre écoute, de votre intuition, de votre clairvoyance. Si vous n’y parvenez pas seul, si votre désir ne suffit pas à changer, votre volonté n’y pourra rien. Il sera alors souhaitable d’envisager un programme d’autoformation pour une recomposition de vous-même face aux autres. L’autonomie, trouve ses racines dans les interactions avec soi même. Vous deviendrez apprenant, créateur de sujet, vous trouverez le verbe là où il faut, quand il faut, vous apprendrez à ne pas vous habituer à vous habituer, vous serez, certes un peu sur vos gardes, mais un jour vous saurez. Commencez par exclure autrui dans la formation de vous-même. Les autres ne peuvent rien pour vous. Pratiquez le self directed learning pour faire la synthèse. Commençons le self directed learning si vous voulez bien. Vous voulez bien ? Alors répétez : Je suis intéressé par un IAA. Je donne mon accord pour une sortie en milieu ouvert. En cas d’urgence il n’y a personne à prévenir, je ne réponds que de moi. J’adopte la formule guérir ou périr. En cas d’urgence, j’aurais été prévenu. Dans la forêt, j’aime entreprendre. La nuit je suis seul mais libre. Bon pour accord. Rêverie du promeneur solitaire : Un trajet personnalisé. »

Programme Test du Self Directed Learning. Promenade nocturne en forêt sans moyen d’orientation.

Le cas de l’éternelle délaissée.

« Vous avez des lunettes d’hypermétrope et vous avalez votre salive à chaque affirmation. Vous hésitez pour les choses de raison et pourtant vous prétendez avoir réinventé l’alphabet sur votre lieu de travail. Vous foncez tête la première. Vous n’avez pas de gains, ni de gain de cause en amour. Vous êtes la délaissée. Et plus vous l’êtes, plus vous vous enfoncez dans l’anti séduction. Vous vous enlaidissez à vue d’œil. Quand vous parlez en votre nom, il faut dire, c’est une catastrophe. Mettons : Vous faites la queue et pendant l’attente, tout le monde apprend la nouvelle. Vous arrivez de chez vous, à vous seule dans une ville de 300 000 habitants. Vous annoncez même le temps qu’il fait et ce que vous ressentez. Vous faites des commentaires thermiques, des annonces météo et vous semez l’irritation de tous ceux qui vous écoutent. Vous en jouissez, vous qui ne fréquentez pas les bars sauf pour les congrès et les conférences, qui vous abstenez de poser des questions quand il serait opportun d’en poser. Qu’est ce qui vous fait courir ? En tous cas, vous courrez, c’est évident, et il faut que quelqu'un ou que quelque chose freine cette quête incessante de reconnaissance. Votre timidité et vos complexes vous poussent à l’exubérance.

PTP pratique le take in et le take out. Il vous prend, il vous serre dans ses bras jusqu’au bord de l’étouffement. Vous l’appelez, il arrive. Quand il est là, il est là. Vous ne vous sentez plus cageot. Vous êtes Cajolée. A l’avenir, vous aurez la capacité d’être moins vraie, vous reconnaîtrez sincèrement là où vous n’avez pas de talent.

Si ces méthodes de paternage ne sont pas adaptées, vous pourrez toujours postuler pour vous télé réaliser. Sur les timides, c’est idéal. Que diriez vous d’être instrumentalisée une bonne fois devant des millions de téléspectateurs ? Il y a des robots qui éveillent votre corps, vous secouent entièrement, vous êtes dépouillée, enivrée, dupliquée, jusqu’à satiété. Dans cette mise en scène, il n’y a pas l’autre pour vous faire rougir. On a remplacé la chair. La technique est très performante, irrésistible.

ONANIC machine vous ira comme un gant. Bien sûr, après il faudra redescendre, retourner à la société dans sa réalité, beaucoup plus pudique, mais cette expérience de nudité XXX vous aura enlevée une épine du pied. Vous n’aurez plus besoin de chercher le regard. Il sera tous les jours sur vous pendant un moment. La télé, c’est des gens derrière tous ces écrans. Tous en même temps. Et après, que font ils ? Ils ressortent dans la rue. Le tour est joué ».

Programme : Take in , take out sur une période de trois mois.

Autoscopie en combinant des pauses où la personne alterne l’objet et le sujet.

Participation à une émission télévisée comme objet, comme victime consentante.

Le cas du leader productif, empirique et pragmatique

Vous vous faites souvent remarquer par votre charme et votre présence. Vous aimez prononcer les euphémismes comme « charisme » pour ne pas vous mettre trop en avant, vous parlez de vous et ça pourrait se voir. Vous êtes rapidement évolutif au gré des opportunités. Vous êtes l’entreprise, comme personne. Si vous craignez de passer à coté de vos prochaines vacances à cause des déboires du climat, vous avez le pouvoir d’achat du temps qu’il fera. La destination soleil assurée pour combattre la fatigue de vous-même.

Arrêtez d’être tous les autres à vous tout seul. Arrêtez de répéter que vous allez dans un pays étranger, les fesses collées à votre banc, arrêtez d’aller dans un hôtel occidental avec des grillages. Arrêtez de vous dépensez, ça vous fait transpirer et ça ne vous pas maigrir. Et puis, on s’en fiche de votre ligne. Et vous courrez avec d’autres avec qui vous parlez comme si vous étiez les seuls au monde au mépris des passants. Qu’est ce qu’on est bien à n’être jamais seul, d’être la grande majorité et d’affirmer les choses sans complexes. D’abord, une précaution, ne jamais être seul. Ensemble, juste assez fort et même un peu plus fort, n’est ce pas ? Votre point fort, c’est que vous parlez à voix haute sans jamais vous fatiguer. Vous vous réjouissez ensemble dans les îles flottantes avec piscine. C’est vrai que vous êtes concentrés dans l’instant présent. Quand vous nagez dans la piscine vous nagez dans la piscine. Quand vous regardez la mer, vous regardez la mer. Bien sûr, vous avez appris à gérer votre temps puisqu’en restant plus longtemps vous payez moins car vous avez la clef du forfait -bloqué -sans excursion. Et c’est pas plus cher qu’en France ! ? Votre fierté consiste à être de votre temps, en participant à la pollution de l’atmosphère, plus vous polluez, plus vous payez, plus le voyage est long. Arrêtez d’imposer vos goûts stéréotypés. Arrêtez d’avoir, arrêtez d’être l’autorité.

Vous êtes seulement les plus nombreux. Vous ne pouvez vous passer de rien et surtout pas de parler de tout et de rien. Si vous voulez faire croire que réussir sa vie, c’est avoir des amis, vous le pouvez, si vous voulez faire croire que réussir sa vie, c’est avoir une montre à cinquante années de travail, vous le pouvez. Et quand vous ne le pouvez pas, vous le désirez. Vous êtes tous les mêmes, vous êtes malade du lien, vous êtes avide de liens, vous ne vous supportez qu’à peine. Pire encore, vous vous êtes décrété hors du commun en conservant votre addiction au commun.

Vous êtes suspendu à votre désir de distinction et vous voulez en plus entraînez les autres. Vous êtes une mauvaise fréquentation. Tous ces exemples le montrent. Vous avez sciemment fait le mauvais choix, et vous êtes contents de vous. Vous continuez à vous ébruitez. Vous ne ressentez pas de culpabilité. On dirait que vous ne voulez à aucun prix vous regarder agir. Mais ça ne peut pas durer comme ça. On va vous rendre libre autrement. Vous allez accepter, il le faudra bien. De la prise de conscience éclair à l’action, en passant par l’engagement.

Maintenant, paraphez au bas de chaque page et signez en fin.

Maintenant, puisque vous aimez aussi le bon sens, commencez par être la start up de vous-même, pour devenir imposable sur votre fortune. Sachez que vous n’avez même pas besoin d’analyser votre personnalité. Le tuteur ou la tutrice se charge de vous. Vous allez être chargé d’une nouvelle responsabilité : Celle d’explorer les angles morts. L’avenir dira si la greffe a pris. Ne vous donnez aucune obligation de résultat pour une fois. Le tuteur appuiera sur vos résistances. Il vous poussera dans vos derniers retranchements. Vous serez moins énergivore.

Vous diminuerez votre consommation de ressources. Autrement dit, vous produirez moins, surtout moins de déchets. Pour l’instant, vous vous accomplissez dans une bulle spéculative qui vous moule et vous déforme à mesure que vous avancez. Avancer. Un mot à bannir. Plus de chiffre, plus d’objectif, une belle ligne droite. Après avoir été le parfait lobbyiste insouciant devant la loi, vous prendrez des leçons d’éthique, vous répéterez les mots « droiture » « extensif » « engagement » « personnel »…Car jusque là, vous pensiez que la responsabilité était un truc d’idéaliste, de moraliste ennuyeux. Une enquête montrera tôt ou tard que les acteurs dignes d’eux-mêmes affichent un sens aigü de l’engagement individuel. Ils sont à l’écoute de toutes les limites qui signent la séparation de l’espace domestique de l’espace public. Quand vous serez apte, vous saurez là où on lave son linge, et là où est la République.

Que diriez vous d’être bouddhiste sans être bouddhiste ? Vous séparer de vos biens, de vos valeurs ? Et si vous Appreniez à voyager en restant sagement chez vous ? Aimeriez vous faire des voyages en traversant l’atlantique depuis le balcon de votre immeuble ?

En alternance : Maîtresse Femme parle à vos blocages. Elle vous fait marcher. Elle vous emmène au cinéma voir et revoir le cauchemar de Darwin. Vous pleurez enfin, contre sa poitrine énorme. Vous sucez votre pouce le temps d’un rebirth. Vous apprenez à vous dénoncer, à vous auto diminuer publiquement en participant à un groupe de parole. Le groupe de parole des émotifs anonymes. Vous avez arrêté d’être vous-même ? Le programme vous réussit.

Programme de Prévention Active :

1 Voyage en résidence surveillée en stimulant les impacts positifs. Visite des plus beaux squats d’Europe pour changer les finalités du système.

2 Parier sur l’auto organisation en participant à des ateliers de recycling…

La spirale du changement :

Vous venez de suivre ce guide anecdote pour faire antidote. Vous avez commencé à apprendre à composer avec l’assistance présente, sans déplaire à qui que ce soit. Vous dites ce que vous avez à dire mais sans que tout le monde le sache. Vous avez compris que seul un tutorat adapté à votre cas peut venir à bout de l’auto complaisance et vous faire retrouver l’amour propre. L’amour propre est à la base de tout. Vous effectuerez le programme jour après jour dans la plus grande discrétion. Conscience, révision du droit, engagement, action. Personne ne saura que vous entreprenez le remède de votre vie. Ecoutez le docteur Jacques Salomé qui a raté sa vie : Il dit : « J’ai pris conscience très tard, pour ma part que je n’avais pas été un bon compagnon pour moi et qu’il m’appartenait de réparer cette erreur en prenant tout d’abord conscience de cette négligence. » Commencez par exclure autrui dans la formation de vous-même. Les autres ne peuvent rien pour vous. Pratiquez le self directed learning pour faire la synthèse, avec débriefings réguliers. Ne vous découragez pas quand votre tuteur n’est pas à vos cotés. Ayez toujours votre RIB Relevé d’Identité Bancaire sur vous. Il peut vous être demandé à tous moment. Répondez aux questions de votre tuteur si il vous en pose. Signez une charte d’engagement qui n’engage que vous[1]. Les progrès à accomplir vous incombent totalement. Autonomie, réflexe, Malgré tout, pour réussir pleinement, ayez à l’esprit que le premier pas de la sagesse est de renoncer à la sagesse. Nous allons ébranler vos repères, nous allons vous mettre en crise.

Vous en avez assez de supporter les autres ? Vous avez assimilé le contenu de ce guide ? Devenez vous-même tuteur. Ne vous gênez surtout pas. Faites tomber les masques. Venez briser l’harmonie factice de la vie sociale, entrez dans les petits tabous qui fabriquent les grandes offenses.

INDEX

AAI Adult Attachment Instrument

CQFD Ce qu’il faut démontrer

DEU Deux En Un

FI Frère Instituant

FLAG Flagrant délit

MF Maitresse Femme

OBWOL One Best Of Living.

PPA Programme de Prévention Actif

PTP Père Tout Puissant

RIB Relevé d’Identité Bancaire

SAV Service Après Vente

Self Directed Learning

UUB Un et Un Bis



[1] CONTROLE ET REVISION

1 Je m’applique sérieusement et avec liberté à détruire toutes mes anciennes opinions.

2 J’active un tuteur ou une tutrice contre la certitude et au bénéfice du doute.

3 Je parts, accompagné à la chasse de mon ombre tout en mesurant mon impact sur autrui.

4 Je m’entraine à modifier mon empreinte en épousant l’emprise.

5 Je suis capable de m’étalonner dans une nouvelle échelle de normes.

6 Le Self Direct Learning : J’ai arrêté d’être comme j’étais, car, je le constate, je ne commets plus de délits mineurs.

7 A mon tour, en bonne connaissance des droits et devoirs en société, j’agis contre le mensonge et contre l’auto complaisance.

8 J’ai éliminé mes faux besoins, je suis comme il faut.

9 Je répète autant de fois que nécessaire OBWOL parce que One Best Of Living.